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lundi 5 novembre 2018

Actualités de Ghérasim Luca en novembre 2018

Après le très beau spectacle de Elise Dabrowski
dont on peut avoir quelques échos dans cette émission :
https://www.francemusique.fr/emissions/tapage-nocturne/tapage-nocturne-recoit-elise-dabrowski-65928
je vous conseille d'aller voir L'Inventeur de l'amour aux Déchargeurs dans une mise en scène de Darius Peyamiras : http://www.lesdechargeurs.fr/spectacle/l-inventeur-de-l-amour

mardi 1 mai 2012

Molnar et Luca en poètes hongrois...

Où l'on découvre un Luca hongrois !!!! il est vrai qu'il était apatride, alors tout le monde peut l'adopter: m'enfin!
c'est à cette adresse et ci-dessous : 
http://www.evous.fr/Bartokantes-Theatre-NoNo-du-12-au-14-avril-2012-a-20h30,1175650.html




Bartokantes :: Théâtre NoNo, du 12 au 14 avril 2012 à 20h30
mardi, 10 avril 2012
 Anne Chambrillon


L’oreille voyage, guidée par les mélodies de Bartok tout droit venues du patrimoine oral populaire, et jusqu’aux fulgurances de ces courtes pièces méconnues, fugitives comme des haïkus, qui décalent, déplacent, enchantent la musique et les mots.
Trois représentations pour découvrir une nouvelle facette du spectacle musical dans le cadre convivial du théâtre nono avec cet opératorio : Bartokantes , les 12, 13 et 14 avril 2012 à 20h30
Trois femmes dévorent à pleine voix les textes étonnants de Kati Molnar et Ghérasim Luca, deux poètes hongrois contemporains, les laissent s’envoler sur des compositions subtiles de Bartok, Ligetti, Aubin, Bovon et Suner. Trois voix « à nu », lyriques et drôles, qui s’amusent et se mêlent, guettent l’émotion, suscitent le rire, rythment les mots, s’imposent dans l’univers de poésie surréaliste décalée qui fait la magie du Théâtre NoNo.
Création : marion coutris & serge noyelle sur une idée originale de brigitte cirla Composition musicale : bela bartok, zoltan kodaly, gyorgy ligeti, éléonore bovon, marianne suner, alain aubin textes : balint balassa, balazs bela, ghérasim luca, kati molnar avec : brigitte cirla (alto) marianne suner (soprano) tania zolty (mezzo)

mercredi 25 avril 2012

Luca est dans Prémices


Publié le 25 avril 2012
Luca est auteur de textes où la langue française devient matière sonore pour sensualité nourrie de mots. Un trio féminin les incarne en expérience collective musicale et visuelle.
À l’origine, il y a le Roumain Ghérasim Luca (1913-1994) qui écrit essentiellement en français. Son travail sur la langue en fait un héritier des dadaïstes, un cousin latin des surréalistes, un préfigurateur des oulipiens, un aïeul d’écrivains comme Jean-Pierre Verheggen ou Serge Pey.
Il parie sur un rythme effréné, sur les sonorités des vocables. Il ne craint pas de pratiquer les allitérations, répétitions et donc anaphores, néologismes, glissements syntaxiques, ruptures sémantiques, bégaiements… Il déstructure le langage pour le restructurer à sa manière avec une allégresse étonnante.
Ce qu’il dit parle du monde. Mais à travers le corps, omniprésent, décelé à travers ses sens, perçu mortel, inséré dans un univers que la lucidité trouve médiocre, contraignant. Il faut y apporter la passion et c’est le rôle du poète.
Ensuite il y a le lieu situé entre une porte blanche et une autre, vitrée à croisillons de bois. Elles sont des entrées et, surtout, des écrans sur lesquels, comme sur celui qui sert de ciel, sont projetées des images, des photos, des séquences filmées, des moments de fluides en train de s’étirer et de se répandre.
Au centre, une table longue, celle des banquets d’autrefois, entourée de chaises et de transatlantiques pour accueillir le public. Chacun choisit sa place, là où il y a ou pas des écouteurs, des souris d’ordinateurs grâce auxquelles il est possible d’interférer sur les projections. Chacun, selon son gré, aura l’occasion de changer de siège. Au bout, à son clavier de P.C., à sa guitare, à son mini-piano, un orchestrateur pour musiques acoustiques ou éléctro-acousmatiques.
Un trio énergétique
En évolution dans l’espace, trois comédiennes habitées par les poèmes de Luca. Elles sont d’abord musiciennes des textes qu’elles offrent. En solo, duo ou trio, les voici instruments d’un orchestre de chambre. Avec une précision de praticiennes de la natation synchronisée, elles s’emparent des vers, les distillent ou les proclament.
Elles mettent en valeur l’humour acidulé, l’absurde délirant, la sensualité du poète. Elles usent de leur corps pour une gestuelle résolument non réaliste, plus proche de la danse contemporaine que du mime. Les lieux sont habités, sans cesse, arpentés, escaladés. Nul temps mort dans tout cela. Un plaisir contagieux, collectif qui se nourrit de la langue vivante, audacieuse de Luca proche de certaines trouvailles d’un Michaux ou d’un Chavée.
Les musiques créent l’insolite. Sans envahir ni submerger les poèmes. Elles s’intègrent aux sons des voix. Les images évoquent à la fois le monde extérieur : la nature mais aussi les humains malmenés par l’histoire ou par leur ressenti émotionnel. Elles aussi, bien qu’omniprésentes devant, derrière et au-dessus, n’envahissent pas. L’ensemble brille par sa cohérence. Il emporte le spectateur, le laisse pantois, assuré qu’il est d’avoir vécu un moment d’exception.
Michel VOITURIER, Lille

Imprimé avec joliprint
Des Prémices prometteuses
La première édition du festival réservé à la jeune
création théâtrale révèle déjà des nouveaux talents.
Noémie Gantier et Victoria Quesnel dans La chanson de Tiphaine Raffier.
(Pierre-Etienne Vibert)
Dans la région Nord, la jeune création théâtrale
a désormais son festival : Prémices. Accueillie
dans quatre lieux : le Théâtre du Nord, à Lille
et à l’Idéal de Tourcoing, la Rose des vents, à Villeneuve
d’Ascq et aussi la Maison de la Culture de
Tournai, la première édition a démarré le 12 avril.
Elle met à son programme huit spectacles, pour
dix-neuf représentations, proposés par des jeunes
compagnies, collectifs ou groupes d’acteurs. Pour
l’essentiel, les jeunes artistes sont issus de l’Ecole
professionnelle supérieure d’art dramatique, ouverte
en 2003 et dirigée par Stuart Seide, le directeur
du Théâtre du Nord. Associé à Didier Thibaut, le
directeur de la Rose des vents, ils ont eu l’idée de ce
festival pour mettre en lumière les nouveaux talents
émergents. Et ils ont eu raison. Sinon, comment aurions-
nous pu découvrir La chanson * de Tiphaine
Raffier? Une narratrice, Pauline, plante le décor :
Val d’Europe, ville nouvelle des années 80 et son
horizon de nature falsifiée par Disneyland, de centre
commercial et d’avenir illusoire. Elle est rejointe
sur scène par deux amies, Jessica et Barbara, pour
répéter, comme chaque semaine, une chanson du
groupe Abba. Les trois jeunes filles chantent, rêvent,
dansent, cherchent comment vivre. On peut déjà retenir
le nom de la jeune auteure, qui témoigne d’une
qualité d’écriture et d’une maitrise que l’on craint
de voir s’effriter et qu’elle tient jusqu’à l’ultime instant.
Le ton, entre lucidité et fraicheur, l’univers
personnel de ce spectacle qu’elle met en scène et
interprète avec Noémie Gantier et Victoria Quesnel,
embarquent le public jusqu’à son dénouement. C’est
une véritable révélation.
Plus aventureuse est l’expérimentation collective
proposée par Sébastien Amblard et ses camarades
: Quand les fous affolent la mort, d’après l’oeuvre
poétique et sonore de Ghérasim Luca. Le spectateur
est invité à entrer dans l’univers du Roumain qui
pensait que la poésie pouvait sauver le monde. Alors,
oui, l’interprétation étonnante de Chloé André, Marie
Félix et Caroline Mounier qui fait vibrer cette
poésie charnelle, plongée dans un univers musical et
sonore où la vidéo trouve sa place, ouvre les portes
du rêve. La proposition est très aboutie. A la Rose
des Vents, Bernadette Appert signe et joue Abattoir,
où elle croise des fragments de sa mémoire familiale
(un abattoir de volaille tenu par ses parents) et le déclenchement
amoureux. «Ca commence par l’enlèvement…
» On est dans le Nord, devant une photo de
famille, on se retrouve insidieusement à l’intérieur
de la chaine d’abattage, un endroit révélateur. Une
démarche très intéressante, et une personnalité à
suivre. Il reste à espérer que ces quelques représentations
le temps du festival, ouvrent d’autres portes.
En attendant, direction le Nord pour découvrir ces
nouveaux talents.
lundi 16 avril 2012
http://www.lejdd.fr/Culture/Theatre/Actualite/Des-Premices-prometteuses-503304/
Page 1
Théâtre
Annie Chénieux - Le Journal du Dimanche
Imprimé avec joliprint
Des Prémices prometteuses
* Théâtre du Nord, Lille, mardi 17 et jeudi
19, à 19 h.
Prémices, réservations 03 20 14 24 24. Jusqu’au
19 avril. Prochains spectacles : dimanche, à 17
h à Tourcoing, Tristesse animal noir ; lundi 16,
Stop the tempo à 19 h et Les grands plateaux à
Villeneuve d’Ascq ; mardi 17, Stop the tempo à
19 h à Villeneuve d’Ascq , Sound, à 21 h à Tourcoing
; mercredi 18, Les grands plateaux, à 19
h et Stop the tempo à 21 h à Villeneuve d’Ascq,
Sound à 21 h à Tourcoing ; jeudi 19, Les grands
plateaux à 19 h à Villeneuve d’Ascq, It’s so nice
à 20 h à Tournai.
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lundi 16 avril 2012
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jeudi 8 mars 2012

Luca au théâtre avec Novarina dans un jeu d'Amédée

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Jeudi 8 mars 2012
Publié le 08-03-2012

Amédée donne ses nouvelles du fond au Théâtre du Portail Sud

Amédée aime à bousculer les mots. Parfois déconcertant, souvent burlesque, sa 23e création emmène le spectateur dans un univers singulier où langages verbal et corporel se fondent. 


Amédée donne ses dernières nouvelles du fond. L’une des qualités du théâtre n’est-elle pas de provoquer des rencontres entre des écrivains et des spectateurs, arrivés devant la scène, poussés par le désir de voir et la curiosité d’entendre ? 

Mettre en jeu une écriture contemporaine reste toutefois un pari audacieux, et c’est le défi qu’a relevé avec brio Amédée Bricolo, grâce à deux écrivains essentiels : Ghérasim Luca et Valère Novarina. Quand Amédée a demandé à ce dernier l’autorisation de choisir dans ses textes pour imaginer un nouveau spectacle, celuici a répondu : « Bien sûr, tu prends ce que tu veux. » 

Mais quand Amédée a risqué : « Serais-tu d’accord pour que j’associe tes textes à ceux d’un autre auteur », Valère s’est rembruni et il a demandé, inquiet : « Cela dépend… Quel auteur ? » 

À l’annonce de « Ghérasim Luca », le visage de Valère s’est éclairé et il a répondu : « En si belle compagnie, je ne peux qu’être fier ! » 

Le projet était lancé, constituant la 23e création dans la carrière de celui qui se caractérise comme un clown de théâtre ou… un acteur qui s’est spécialisé clown. Amédée voulait, plus que tout, que son fidèle public - il en est à 3.000 représentations, tous spectacles confondus depuis trente ans, dans 43 pays - rencontre la poésie, à l’instar de Monsieur Jourdain qui avait rencontré la prose… sans le savoir. 


Un savant mélange de tragique et de comique 


Aidé des autres membres de sa compagnie théâtrale : Anne Le Moal aux costumes et accessoires, Jean-Baptiste Manessier aux décors, Jocelyn Pras à la technique et Jean-Claude Cotillard à la mise en scène, Amédée pouvait se consacrer à l’écriture du scénario et au jeu. 

Depuis un an que le spectacle est donné, le public est au rendez-vous de cette véritable performance d’acteur. Il tient en haleine la salle, tout en utilisant des textes complexes, toujours très littéraires, en mélangeant tragique et comique. 


Utilisation de l’espace autant que de son corps 


C’est cela qui impressionne chez Amédée et ses « Dernières nouvelles du fond » : son aisance avec les mots, la poésie de la mise en scène et l’utilisation de l’espace autant que de son corps. C’est parfois déconcertant, souvent burlesque, et cela bouscule les mots en renversant les idées. 

Amédée emmène le public dans un univers singulier ou langages verbal et corporel se fondent en puisant leur force dans les textes de ces deux auteurs contemporains. Pas un instant, il ne laisse le spectateur indifférent. 


Jean-Philippe Lampin 
Dernières nouvelles du fond Théâtre du Portail Sud, à Chartres, 02.37.36.33.06. Du 8 au 18 mars. Les jeudis, vendredis et samedis, à 21 heures, les dimanches à 16 heures

samedi 4 juin 2011

Merlin et le théâtre de bouche à Saint-Ouen