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mardi 13 mars 2012

Luca en Chassol

encore du Luca en chanson et c'est Chassol:
 
pucepuce
puceChassol
X-Pianos  (Tricatel)  février 2012
Cela fait longtemps que l’on côtoie la musique de  Christophe Chassol, parfois sans même  le savoir ! Quand il travaille pour la publicité, quand il accompagne Sébastien Tellier (pourPolitics), Phoenix (période Alphabetical),Keren  Ann et plus récemment Acid Washedou quand il travaille pour le cinéma (Narco)... Pourtant, ce X-Pianos est une découverte totale, une énorme et belle surprise !
Né en 1976, Christophe Chassol découvre et apprend  la musique à l'âge de 4 ans avec tout ce que cela implique : solfège, analyse… Plus tard, il fera ses études au Berklee College Of Music de Boston et le CNSM de Paris. Une carte de visite impressionnante et un bagage musical qui l’est tout autant. Du jazz, il en a retenu la science de l’harmonie et de l’improvisation ; des musiques de films, il gardera la finesse et le charme des compositions de Michel Magne ou de Quincy Jones.
Pour autant, il lui faudra attendre une rencontre providentielle avec Bertrand Burgalat(et qui mieux que lui pour comprendre son univers) pour enregistrer ce X-Pianos en forme de rétrospective de presque 15 années de musique ! Une sorte de miscellanées musicales donc où l’on percevra aisément toute la connaissance de Chassol, son art majeur de la composition et de l’harmonie mais aussi un condensé de ce que la musique peut nous offrir de meilleur. Festin royal où sont conviés Michel Colombier("Les Ménagères", "Waltz Of The Scary Woman"), Alain PetersSatie ("La Négacra", composé à partir d’un poème de Gherasim Luca, "Russian Kidz"...), le baron Bernard EstardyMiles Davis ("Kraft"), Georges Delerue et Sébastien Tellier (références récurrentes) ou Air ("Bons Baisers de Neptune", "U Were In Love"). Fantaisiste pop, Chassol fait de X-Pianos une œuvre ahurissante, télescopage harmonique entre classique pop et jazz, sans format spécifique allant de la miniature ("String Fellow Hawke", "12 secondes") à la symphonie pop ("Sunlover", "I Lôôôôve U Sometimes") libre souvent drôle et audacieuse.
Cerise sur le gâteau de ce double album, Nola Chérie, œuvre visuelle et musicale transgenre difficilement classable, où les images sont montées comme une partition. Excellente porte d’entrée dans son univers, où de son propre aveu il souhaite harmoniser le réel.  On y retrouvera donc, dans une Nouvelle Orléans ("Nola") post apocalypse Katrina, tout ce qui fait l'essence de cette ville la musique, la vie. Dans le même genre, allez regarder comment Chassol à réarranger un discours de Barack Obama en le transformant en ultrascore… Qui a dit génial ?
c'est à cette adresse: http://www.froggydelight.com/article-11656.html

dimanche 28 août 2011

Arthur H chante Prendre corps

Baba Love, le nouvel album d'Arthur H dans les bacs le 17 octobre 2011

Avec un titre qui sonne comme une ode à l'amour, dans sa quarantaine rugissante, Arthur H nous livre un album aussi mature qu'audacieux.
arthur-h-baba-love-album.jpgAvec "Baba Love", la musique est là, sobre, élégante, moderne, classieuse. Pour ce faire une équipe de choc, et surtout des invités d'honneurs exceptionnels comme Jean Louis Trintignant qu'on ne présente plus, Saul Williams, chanteur poète américain considéré comme l'une des grandes figures du hip-hop soul, la délicieuse et très solaire Izia et la mystèrieuse Claire Farah.
Sur ce nouvel opus, la voix d'Arthur est complètement libérée, chaude, légère, vivante, passant sans difficulté du grave à l'aigu, avec une diction précise et efficace. La langue française vit et vibre dans le palais ultra-sensible de notre french-cowboy. Comme dans Prendre Corps, un poème fleuve de Ghérasim Luca, un délire sexuel porté à l'incandescence digne des meilleurs Gainsbourg. Ou encore L'Ivresse des hauteurs, un conte fantastique et mystique porté par les timbres hypnotiques de Trintignant et de H. Des mots qui sonnent, des mots qui claquent, en français comme en anglais. On a jamais entendu rapper Arthur avec une telle puissance sur Basquiat, un hip-hop funk rock bâtard sur le peintre rock-star ou sa voix se marie à la perfection avec celle du grand Saul Williams, un des inventeurs du slam new-yorkais.
Avec ce nouvel album Arthur H se balade, il se perd et on le suit, toujours plus loin. Il nous livre la quintessence de ce qui sait faire de mieux, de la poésie avec de la musique. Pas de consensus, pas de de faux-semblants, pas de sentimentalisme gratuit, juste une livraison immédiate d'émotions pures. Les ingrédients : de l'amour, de l'art, de l'humour, des voyages, du sexe.

Voir article dans Ouest-France:

http://www.ouest-france.fr/actu/disques_detail_-Avec-Baba-Love-Arthur-H-impressionne-_3724-2001620_actu.Htm